Viendras-tu ?

Publié le par Seawulf

« L’amour fou, l’amour qui s’est trompé d’adresse » T. Renard

 
S’il te venait l’idée
De faire un nœud à ton mouchoir, 
Hypothèse farfelue qui me traverse l’esprit
Comme un éclair annonciateur
D’orage. A l’heure où j’écris ces mots,
J’ai dans le regard de mon chien
Tout ce que l’essentiel de l’humanité
Ne me donnera jamais ! Vois-tu,
Je suis habité par le Possible
Il prend la forme d’un lieu loin d’ici,
Une Villa belle au-delà de la Prose,
Sertie de colonnaires majestueux,
Cathédrale aux croisées nombreuses
Aux portes plus hautes que les mots,
Aux reliefs généreux ou foutraques
Que la vie dans ces accès et excès
Consomme à foison. Petits pains au lait
Aux ventres ronds, pas à pas, vont se déliter,
Jusqu’à stratifier l’écœurement. Un nœud
Au mouchoir comme un nœud papillon,
Gala de beauté, d’élégance aux formes discrètes,
Habillée d’une robe hyaline, imprimée coquelicot,
Tu vois les audacieux fixer entre ombres
Et lumière, de manière fugace,
L’origine du monde, revisitée à la faveur
D’une féerie naturelle ! Regard émeraude,
Tu flottes au creux des mémoires, rêveuse
La nuit s’éparpille en étoiles filantes.
Viendras-tu t’envelopper d’ondines claires,
Te couler dans un ruisseau d’altitude
Prendre de la hauteur et délier tes craintes
Ici, poser nue à la vie et me parler de toi
Sans fard comme une envie d’aimer !
 
 

Publié dans Poésie

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Gabriel Montigny 02/02/2021 16:04

Une rêverie subtilement érotique.

Diane 30/01/2021 09:43

Le possible et le rêve se confondent souvent . Dans le réel comme en poésie !